Nos Hôtels - Guadeloupe
Quelques photos
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Guadeloupe
La Guadeloupe est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 971) français.
Ce petit archipel des Antilles (mer des Caraïbes) se trouve à environ, 7 000 km de la Métropole, 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud,à 600 km à l'est de la République dominicaine et à 950 km au sud-est des États-Unis.
L'HISTOIRE
La découverte des îles de la Caraïbe par Christophe Colomb fût suivie par la traite négrière. Ce commerce triangulaire marque et continuera de marquer profondément les esprits. La Guadeloupe était peuplée au départ d'amérindiens qui virent arriver des colons blanc. Ces derniers créèrent la première establishment.
Le Père Labat, dont le nom s'est immortalisé à travers un rhum Marie-Galantais, décrit dans ses ouvrages les caractéristiques essentielles de cette société. Il y avait d'abord des esclaves blancs puis des engagés de 36 mois, utilisés pour la fortification de l'île. De leurs rapports conflictuels et de domination avec les amérindiens, sont nés les plantations.
Les pratiques religieuses européennes, couplées à de longues pratiques militaires, étaient beaucoup plus ritualisées et ordonnancées que le culte des amérindiens, ce qui favorisa la suprématie des colonisateurs. C’est à cette époque, que de nombreuse personne fuyant l’Europe, viendront dans les îles pour exercer un salariat dont les limites avec l’esclavage restèrent floues. Les propriétaires terriens, afin d’assurer le développement de leurs exploitations de café, de canne à sucre et de coton, eurent besoin d'une nouvelle main d'œuvre à bon marché. C'est à ce moment que la machine de la transhumance humaine sera lancée avec tous les drames que nous connaissons.
Le choix des noirs sera en partie lié à leur grande capacité de résistance car venant de pays difficiles du point de vue de leurs géographies (climat, etc...), mais également, et surtout pour des raisons théologique avec l’accord des Papes en place. Il s'en suivi une ère de prospérité pour les colons qui, pour perdurer, nécessitait l'institutionnalisation de l'esclavage (codification) afin de maintenir ce commerce florissant. Cette activité économique qui profitait aux Métropoles, engendra des constructions militaires et des travaux de fortification de l'île, menées d'une main de maître par Louis XIV, Vauban et relayées par les anglais.
Il s'agit dès lors, de mettre en place une société très hiérarchisée et très organisée tirant ces principes de fonctionnement des ordres à la fois militaires et religieux.
En ce qui concerne les esclaves noires, c’est dernier ayant des origines différentes, il y eu des difficulté d’adaptation de part des problèmes de langues et de coutumes ancestrales qui aboutirent à la création de la langue créole et de la culture du même nom.
La Guadeloupe actuelle Avec 30% de chômeurs, si ce n'est plus, la Guadeloupe voit ses tensions sociales s'aggraver. Le 1er décembre 1999 : Lucette Michaux-Chevry, présidente du conseil régional de la Guadeloupe, Alfred Marie-Jeanne, président du conseil régional de la Martinique et Antoine Karam, président du conseil régional de la Guyane, signent à Basse-Terre, chef-lieu du département de la Guadeloupe, la déclaration de Basse-Terre.
Ils proposeront au président de la République et au gouvernement, une modification législative voire constitutionnelle, visant à créer un statut nouveau de région d'outre-mer autonome doté d'un régime fiscal et social spécial pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, dans le cadre de la République française et de l'Union européenne (article 299-2 du traité d'Amsterdam).
- Le 18 janvier 2000 : Les conseillers régionaux réunis en séance plénière approuvent la déclaration de Basse-Terre (27 voix pour et 10 voix contre) et décident par une délibération d'unir leurs efforts afin de bâtir un projet de développement économique, social et culturel impliquant la prise en compte des identités propres à chaque région et basé sur l'évidence que « la dignité procède du travail et non de l'assistanat ».
- Le 10 mai 2001 : le gouvernement a adopté le texte signifiant la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.
- Le 7 décembre 2003 : 72,98% des électeurs guadeloupéens ont dit non à la réforme institutionnelle soumise par référendum.
- Le 23 mai 2004 : Victorin Lurel est élu président de la région de Guadeloupe.
- 2005 : Référendum sur la Constitution européenne : la Guadeloupe répond « oui » avec 58,6% (faible participation de 30%).
LA GÉOGRAPHIE
L'archipel de la Guadeloupe se compose des îles suivantes :
La Guadeloupe proprement dite qui est composée de 2 îles distinctes, séparées par un bras de mer n'excédant pas 200 m de large, appelé la « Rivière Salée » mais connectées entre elles par 2 ponts.
Ces 2 îles sont la Basse-Terre (848 km²), la plus grande est la plus montagneuse des 2 qui est d'origine volcanique dont le point culminant est le volcan en activité de la Soufrière (1467 m) et la seconde, la Grande-Terre (588 km²), dont le substrat est calcaire et se compose d'une plaine bordée d'une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de « mornes » appelée « les grands fonds » au centre et au nord, d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages.
C'est sur le littoral sud de la Grande-terre que ce situe les zones les plus touristiques : hôtels et plages de sable blanc à l'abri des récifs coralliens. Ce littoral est appelé « la Riviera ». La Désirade, Marie-Galante, Les Saintes : 9 îlets dont 2 habités, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, Petite Terre, L'île de Saint-Barthélemy, ainsi que la partie nord (française) de l'île de Saint-Martin, qui dépendaient administrativement de la Guadeloupe sont situées plus au nord et séparées du reste de la Guadeloupe par Saint-Christophe-et-Niévès, Montserrat, Antigua-et-Barbuda.
LA POPULATION
Population et Démographie
Population : Au 1er janvier 2003, la population de la Guadeloupe était estimée à 440 000 habitants, pour 417 000 habitants en 1995. L’ensemble des « dépendances » abritent 13% de la population (7,4% rien qu'à Saint-Martin).
- Prospective : Si le taux de natalité reste à un niveau comparable (1,7%), l’île comptera 537 000 personnes en 2010, soit 315 habitants/km2.
- Densité de population : En 2003, la densité moyenne était de 247 hab./km2, mais 1/3 de l'île est consacrée à l'agriculture et les zones très montagneuse ne sont pas habitable. Pointe-à-Pitre et les Abymes regroupent à elles seules 37% de la population.
Dans la zone bornée par Baie-Mahault, Abymes, Pointe-à-Pitre et Le Gosier, la densité moyenne est de 710 hab./km2. À Marie-Galante elle n'est que de 85 habitants/km2 (en 2003).
LA CULTURE
Culture et Tradition
La culture de la Guadeloupe suit depuis l'esclavage avec le Gwo-Ka. C'est une musique simple jouée avec un instrument à percussion appelé le KA. Le Gwo-Ka permettait aux esclaves noirs de communiquer pour les hommes de brousse.
Mais elle se fonde aussi sur le quadrille et la biguine qui sont toutes deux des danses de couple sur un air de musique entrainant.
En matière de gastronomie, la Guadeloupe se sert surtout de ses produits agricoles, comme le poyo (de la famille de bananes plus communément appelées bananes vertes), du fruit de l'arbre-à-pain, de gombos, de choux, de cresson et des produits de la mer. Comme plat typique, on citera par exemple le blaff où le poisson, préalablement assaisonné, est cuit dans un petit bouillon agrémenté de cives (sorte d'oignons du pays), de persil, piment, thym...
Langue
Le français est la langue officielle, parlée par toute la population. On trouve également une deuxième langue : le créole guadeloupéen, langue ancienne née d'un métissage de français, d'anglais et de langues africaines et de certains mots amérindiens. Le créole était le moyen de communication des Africains déportés durant l'esclavage.
- Quelques exemples de rapprochements souvent ignorés avec l'anglais : En créole, lorsque l'on dit de quelqu'un qu'il a biguidi, cela signifie se défiler, perdre ses forces ou son sang-froid. En anglais o be giddy peut signifier être étourdi, fébrile, avoir le vertige. En créole un ré désigne le plateau d'une marchande.
En anglais a tray est un plateau. En créole on lo moun veut dire beaucoup de monde. En anglais, on dirait a lot of people (soit littéralement un lot de personnes, beaucoup de monde). Également l'expression méré lékol (sécher les cours), vient de my way sous-entendu I go my way (Je suis ma route [ailleurs qu'à l'école]).
Musique
Île de métissage musical,les plages sont bercées par le Zouk, Dancehall, Crunk, Hip-hop, salsa, soca, GWO KA et bien d'autres styles musicaux F.W.I(French West Indian). Le Gwo-ka, datant de l'esclavage, est la racine musicale guadeloupéene.
Depuis les années 1990, le mouvement Dancehall a dévoilé de grands artistes locaux comme Admiral T, Fuckly, Saik, SamX, Daly, Wu-tan Park, Ocsen, Krys, Ti-wony, Little espion , Curtis... La Crunk Musique n'a réellement fait son apparition que pendant les années 2000 en Guadeloupe. Ce nouveau phénomène musical fait exploser des artistes locaux prometteur comme Dawa,lil, Lutin, Youg Chang, Toshman, Barone,Black Diamond,Chien la ri, MG Revendik, Shaoling, Keroz-n...
Les associations de production d'artistes underground « GENESIZ », « G-ZUP Conpcet » , « Awawak sound », Jutsu font de gros efforts pour faire évoluer la musique antillaise.
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